Le groupe

Interview des présidents

 

Quels ont été les principaux faits marquants de l’année 2014 ?

 

Alain : Le premier élément est sans aucun doute notre retour à la croissance organique après 2 années difficiles. C’est une très bonne performance qui repose sur plusieurs facteurs positifs. Tout d’abord, nous avons recueilli les fruits de notre redynamisation managériale et de notre reprise en main. En simplifiant les liens hiérarchiques et en étant plus à l’écoute de nos audioprothésistes sur le terrain, nous avons gagné en suivi et en réactivité.

 

Jean-Claude : Notre croissance en volume a été de plus de 7% soit un niveau supérieur à celle du marché. Nous avons pu également nous appuyer sur des actions marketing et publicitaires ciblées et efficaces ce qui nous a permis d’accroître la fréquentation de nos centres et mécaniquement nos ventes. Nous avons ainsi pu de nouveau gagner des parts de marché. Soulignons également le succès du lancement de notre solution en marque propre « Connect by Audika », qui représente déjà plus de 25% de nos ventes. Cette réussite témoigne également de la confiance dans notre marque et de sa forte notoriété.

 

Pourquoi avoir choisi de revenir à une égérie avec Anny Duperey ?

 

Alain : C’était le bon moment, 6 ans après Robert Hossein. Notre marque atteint aujourd’hui des niveaux de notoriété très importants, nettement au-dessus de celle de nos concurrents. Près de 80% des plus de 60 ans connaissent Audika. Pour aller plus loin, pour renouveler notre discours, il était important de renouer avec l’identification.

 

Jean-Claude : Le partenariat avec Anny Duperey s’est fait naturellement. Très connue et figurant parmi les personnalités préférées de notre cœur de cible, elle porte de plus des valeurs fortes autour de la convivialité et d’honnêteté. Comme nous l’attendions, elle s’est fortement impliquée dans notre projet et nous sommes aujourd’hui pleinement satisfaits de cette collaboration qui va se poursuivre en 2015.

 

 

2014 c’est aussi l’année de la cession du réseau italien, pourquoi cette opération ?

 

Alain : C’est une décision que nous avons profondément muri. Avec pluis de 50 centres, nous avions acquis une position de challenger en Italie sans toutefois atteindre la taille critique. Nous n’étions pas rentables et pour le devenir il aurait fallu grossir et donc investir fortement financièrement dans le développement de notre réseau.

 

Jean-Claude : C’est à ce moment-là que nous avons reçu une proposition du leader du marché Italien et que nous avons accepté de céder notre réseau. Cela nous a permis de renforcer notre surface financière et de maintenant dédier l’ensemble de nos moyens financiers et humains au renforcement de notre position de leader en France.

 

 

Allez-vous poursuivre le développement de votre réseau ?

 

Alain : Oui. Après une année 2014 consacrée au retour à la croissance interne, c’est l’un de nos principaux objectifs pour 2015. Nous allons reprendre le développement de nos implantations en France et en Belgique. Nous regardons des acquisitions potentielles afin d’accélérer ce déploiement et nous allons procéder à des créations dont déjà une dizaine sur le premier trimestre 2015. Il est important pour nous d’avoir une couverture géographique la plus complète possible afin de tirer tous les bénéfices de nos campagnes nationales de publicité tout en offrant une grande proximité à l’ensemble de nos clients.

 

Jean-Claude : Le marché est clairement en train de se développer avec près de 5000 centres auditifs en France. La concurrence s’est renforcée, l’entrée des opticiens fait bouger le marché, mais Audika dispose de formidables atouts comme sa notoriété, son excellente image et ses près de 40  ans d’expériences.

 

 

Le fabriquant d’aides auditives William Demant vient de prendre la majorité du Groupe, quelles seront les conséquences ?

 

Jean-Claude : C’est le début d’une nouvelle étape pour Audika. Nous avons privilégié un accord industriel à un accord financier car il nous semblait très important de partager nos visions du marché. Pour la petite histoire, nous entretenons depuis longtemps de bonnes relations avec William Demant car j’ai créé en 1974 leur première filiale en France.

 

Alain : Au quotidien, il n’y aura aucun changement fondamental dans la stratégie et le fonctionnement d’Audika. Nous allons continuer d’assurer la direction de notre groupe et à piloter la stratégie de l’entreprise. C’est donc un rapprochement qui va permettre d’unir nos forces et de disposer de tous les moyens pour permettre à Audika de renforcer son leadership dans les années qui viennent dans un marché qui va bénéficier inéluctablement de l’effet « papy boom ».


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